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Commune citée dans les textes

L'Eglise Affranchissement des biens
Description historique Nicolas Brûlé  
     

 


UNE COMMUNE CITÉE DANS LES TEXTES...

 

depuis le ixe  siècle.

 

L'histoire d'Asnières et celle de son église sont intimement liées.

 

 

Les textes les plus anciens où il est fait référence à Asnières datent du ix e siècle.

 

En 880, Rieulfe donne à l’abbaye de Saint Bénigne tout ce qu’il possède à Asnières.

En 1015, le roi Robert cède tous les droits qu’il peut y avoir, au même monastère qui en a déjà la garde. À cette époque, on trouve une chapelle sous le vocable de la Nativité de la Vierge, dépendant de l’église d’Ahuy.

Don d’un manse (petit domaine féodal constituant une unité d’exploitation agricole) à Asnières (Asnerias in comitatu Divionensi) par Widon (s.d. — peut-être aux alentours de 1050-1060).

En 1141, Ebles de Grancey, seigneur de Saulx, accorde à Herbert, premier abbé régulier, le droit d’usage en ses bois d’Ahuy et d’Asnières.

En 1150, Asnières n’est encore qu’une chapelle, annexe d’Ahuy (Aqueductus), sous le vocable de la Vierge. Le chapitre de Saint Étienne de Dijon est seigneur et décimateur (décime = taxe). Les chanoines réguliers résidant à Ahuy viennent se promener dans le Bois des Grottes.

Bulle du Pape Adrien IV, qui confirme les privilèges de l’abbaye de Saint Étienne et, notamment, la possession des églises et des biens, à savoir (entre autres), le cimetière et l’église d’Ahuy et la chapelle d’Asnières (Bénévent, 1156, 10 des ides d’avril).

Confirmation par Guichard, évêque de Lyon, de la donation des églises (…) d’Ahuy avec la chapelle d’Asnières, faite par Gauthier, évêque de Langres (s.d., vers 1165-1179).

Confirmation par le Pape Grégoire IX de l’acquisition de la terre d’Asnières, près d’Ahuy, faite par l’abbaye de Saint Étienne par Hugues IV. Il met sous la protection de Saint Pierre l’abbaye de Saint Étienne et tous ses biens, notamment la villam d’Asnières, avec sa chapelle (Abagny, 1232, 16 des calendes de janvier).

En 1232, le duc Hugues IV et sa femme Yolande vendent la paroisse d’Asnières à l’abbaye de Saint Étienne (parce qu’ils ont besoin d’argent…). Le texte nous apprend que le duc en avait repris la seigneurie au chevalier Gérard Libor ou Li Broz (de son vrai nom Gérard le Breton, fils de Barthélémy de Sombernon) qui la tenait en fief et la vendit à Pierre Barbotte.
Lettre de Pierre, abbé de Saint Étienne, qui assigne sur les revenus de la terre d’Asnières les frais de l’aumône de pain et de viande distribuée le jour de Carême aux pauvres devant la porte du monastère (1233). À la fin du
xiie ou au début du xiiie  siècle, la chapelle d’Asnières est agrandie et l’on obtient, peu de temps après, d’y placer des fonds baptismaux, un tabernacle, des vases pour les Saintes Huiles, alors même qu’elle reste annexe de l’église d’Ahuy. À ce titre, elle appartient à l’abbaye de Saint Étienne de Dijon. Celle-ci finit par avoir toute l’autorité sur le village. Comme généralement tous les lieux dépendant des maisons religieuses, Asnières a une vie tranquille, à peu près sans histoire.

Pierre Barbotte, abbé de Saint Étienne, paie la seigneurie d’Asnières 1 300 livres estevenants (ancienne monnaie d’argent et de billon des évêques de Besançon frappée de Saint Étienne), de sorte que ledit monastère est seigneur, décimateur et curé.
Bulle du Pape Nicolas V, qui confirme la charte de Philippe, évêque de Langres, du 18 août 1454, ratifiant les donations faites par ses prédécesseurs de l’abbaye de Saint Étienne, des églises et chapelle d’Ahuy et d’Asnières (Rome, 1448, 8 des ides d’août).

17 août 1678 : l’église d’Asnières est consacrée à Dieu sous le vocable de la Sainte Vierge.

30 mai 1686 : visite de l’église d’Asnières, consacrée à Dieu sous le vocable de Notre-Dame en sa Nativité, succursale d’Ahuy, par Claude Fyot, conseiller du Roy, abbé de Saint-Étienne de Dijon.

Jusqu’en 1731, Asnières fait partie du bailliage et de la subdivision de Dijon, diocèse de Langres, archidiaconée et doyenné de Dijon.

13 janvier 1752 : mémoire concernant une « érection de vicariat à Asnières auquel est jointe une consultation de M. Bannelier pour le chapitre ».

23 janvier 1752 : établissement d’un prêtre à Asnières, succursale dépendant de la cure de Bellefond.

 

Asnières demeure seigneurie de Saint Étienne jusqu’à la Révolution française.

 

 

Sources documentaires

- Livre des Prénoms, André Vinel, éd. Albin Michel, 1972.  

- La Fleur des Saints, Omer Englebert, éd. Albin Michel.  

- « La Côte d’Or », Guide du touriste, de l’archéologue et du naturaliste, André Guillaume, Imprimeries réunies de Lyon.  

- Asnières-lès-Dijon, « Histoire du village, les anciens habitants, curiosités archéologiques.», Maurice Baldou, membre de la Commission des Antiquités de la Côte- d’Or (Dijon, 1956), consultable à la Bibliothèque municipale de Dijon.  

- L’Historique de Ratel.  

- Côte-d’Or Magazine, revue du Conseil Général, janvier 1996, n°23, p. 20.

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