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UN COMPOSITEUR DES XVIIe ET XVIIIe SIÈCLES

 

Un enfant du pays : Jean-Baptiste Drouard de Bousset

 

Jean-Baptiste Drouard naquit à Asnières en 1662.

 

Organiste, compositeur et chanteur français, après avoir étudié avec Jacques Fargeonnel, maître de musique à la Sainte Chapelle de Dijon, il partit vers 1690 pour Paris.

 

En 1695, Bousset se maria avec Marie-Marguerite de Sequeville, dont la sœur était la femme de Pierre Ballard, frère de Christophe Ballard (qui publia toutes ces musiques à partir de 1701).

 

Un peu avant 1700, il devint maître de musique du Roi (Louis XIV) à l'Académie Française, avec pour tâche principale la composition et l'exécution, chaque année, d'un motet pour la messe de la fête de Saint Louis (25 août) célébrée dans la chapelle du Louvre.

 

En 1702, il devint également maître de musique à l'Académie des Sciences et à l'Académie des Inscriptions, qui célébraient conjointement la fête de Saint Louis en l'église de l'Oratoire. Pour son travail dans les différentes académies, Jean-Baptiste Drouard reçut une pension royale de 600 livres tournois, dont la moitié lui servait à payer les musiciens qu'il engageait.

 

Bien que la majorité de l'œuvre de Bousset soit dispersée, une partie des compositions de musique sacrée a pu être archivée.

 

 

compositeur_Drouard

 

 

Dans la dédicace de sa dernière collection d'Airs nouveaux (1725) à la duchesse d'Orléans, le compositeur a écrit que la sensibilité de la plus célèbre des princesses de France l'a influencé au point de devenir sa muse et que son soutien lui a permis d'assurer sa réputation.

 

La plupart des 875 Airs sérieux et à boire que Bousset a publiés durant ses trente-cinq années d'activité, est écrite pour une ou deux voix avec continuo. Titon Du Tillet (Le Parnasse Francois, 1732) a noté, à juste titre, la manière qu'avait Bousset de donner leur véritable sens aux mots, ses mélodies nobles, naturelles et plaisantes, leurs variétés, ont donné naissance, contre toute attente, à la grandeur de son œuvre. Bousset a respecté les traditions en conservant le mode binaire, et son approche rhétorique de la mise en forme du texte nous montre l'influence de Lully et de Lambert. Il s'est servi d'une double technique qui consiste non seulement à introduire le deuxième verset par une variation, ceci dans chacun des 46 airs composés entre 1690 et 1716, mais également tout au long de sa carrière, en combinant imaginairement les répétitions de phrases isolées avec des méthodes de développement mélodique inspiré de pratiques italiennes de la fin du xviie  siècle.

 

Son œuvre recèle également d'autres techniques italiennes : l'écriture chromatique et séquentielle. Bousset a été parmi les premiers Français à introduire l'unité d'un air (1696) à l'aide de la ritournelle. Il précéda Campra de deux années en juxtaposant dans sa cantate le style récitatif français avec la forme da capo dans les airs (1706). Ses trois Églogues (deux d'entre elles ont été publiées séparément au sein d'une collection) ont répondu aux besoins des groupes de solistes et duettistes lors de scènes semi-dramatiques ; le livre 5 des Airs nouveaux contient la cantate L'impatience amoureuse.

 

À ses Airs spirituels, édités en 1701, se sont ajoutés d'innombrables Airs sérieux et à boire, répartis dans une quarantaine de volumes entre 1960 et 1700, vingt autres ayant paru entre 1701 et 1725. Dans celui de 1708, on trouve un air sérieux sur la poésie d'Antoine Ferrand « Oiseaux, si tous les ans », qui sera également mis en musique par Mozart. Il faut leur joindre des airs séparés manuscrits ou gravés dans des recueils de différents auteurs. En 1702, il fait paraître un Recueil d'airs nouveaux, lui aussi imprimé par Ballard, son beau-père.

 

Il meurt à Paris le 3 octobre 1725. Il est inhumé dans l'église de Saint-Jean-en-Grève (près de l'Hôtel de Ville de Paris, 4e arrondissement).

 

ŒUVRES

Airs sérieux et à boire, 37 Livres (Paris, 1690-1699).

Airs nouveaux sérieux et à boire, 21 Livres (Paris, 1702-1725 - livres 1-18, également publié à Amsterdam).

Airs, anthologie publiée par Ballard : 16 Recueils d'airs sérieux et à boire (Paris, 1698-1701).

Deux Airs spirituels des meilleurs auteurs, II (Paris, 1701).

Cantates françoises (avant 4 avril 1710) : Le prunier, La rose, Ixion.

Grand motet, Deus noster refugium.

Petit motet, Quae est ista, V [copié par Philidor in 1697].

Instrumental trio Pn [copié par Philidor in 1695].

Beati omnes qui timent Dominum.

Caeli enarrant gloriam Dei.

Domine ne in furore.

Domine salve fac regem.

Exaudiat.

Laudate Jerusalem Dominum.

Notus in Judea Deus.

Super flumina Babylonis.

Te Deum : tous égarés.

 

 

Sources documentaires

www.musicanet.org

 Vie des Musiciens et autres joueurs d'instruments du règne de Louis le Grand, E. Titon du Tillet, 1732.

 Dictionnaire de la Musique en France aux xviie et xviiie siècles, F. Robert, 1992.

 

 

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