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Commune citée dans les textes

L'Eglise Affranchissement des biens
Description historique Nicolas Brûlé  
     

 


 

         CONCOURS DE POÉSIE

 

 

Le concours de poésie organisé en 2015 pour la première fois à Asnières-lès-Dijon a rencontré un très joli succès. Il avait pour thème « Sur les marchés », inspiré de celui de l'exposition des Chevalets d'Asnières, organisée en septembre.

Ont été récompensés :

Catégorie Écoliers
Joséphine LECRUBIER — Sur le marché de la savane (Asnières-lès-Dijon, Côte-d’Or)

Catégorie Collégiens
Aucun participant

Catégorie Lycéens
Pierre-Henri PUBERT — Rascasses embrassées (Orvanne, Seine-et-Marne)

Catégorie Adultes
Lucienne BONNOT-BANGUI — Parfum d’ailleurs et d’ici (Avallon, Yonne)

Il était donc évident que nous poursuivions notre démarche. En 2016, le thème choisi pour le concours était « La musique ».  Nous avons ajouté la catégorie Prix spécial Côte-d'Or, pour récompenser encore d'autres talents.
Le vendredi 17 juin était inaugurée la place située devant les écoles et  nommée « Place des Poètes ».

Ont été récompensés :

Catégorie Écoliers
Augustin CIMBAULT — Sur un air mélodieux (Saint-Médard-la-Rochette, Creuse)

Catégorie Collégiens
Aucun participant

Catégorie Lycéens
Aucun participant

Catégorie Prix spécial Côte-d’Or
Colette THIÉBAULT — Ô Musique ! (Saulieu, Côte-d’Or)

Catégorie Adultes
Michel RUBIN — Rien ne résiste à mon flûtiau (Lormes, Nièvre)

En 2017, le thème proposé fut « La gourmandise ».

Ont été récompensés :

Catégorie Écoliers
Alaïs FAIVRE — Vous êtes gourmandes (Ruffey-lès-Échirey, Côte-d’Or)

Catégorie Collégiens
Mathis LÉGIOT — Le livre sucré (Asnières-lès-Dijon, Côte-d’Or)

Catégorie Lycéens
Aucun participant

Catégorie Prix spécial Côte-d'Or
Michel RUBIN — L'amateur de sots l'y laisse (Lormes, Nièvre)

Catégorie Adultes
Christian BoeswillwaldÊtre gourmand de tout… (Veyrac, Haute-Vienne)

 

Félicitations à tous nos si talentueux poètes !

 

En 2018, le thème choisi est : « La fête ».

 

Les poètes, à vos plumes !!!

 

 

 

 

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UN PEU D'HISTOIRE

 

Au ive siècle déjà...

 

 

L'histoire d'Asnières illustre parfaitement le rôle important joué par les abbayes du Moyen Âge jusqu'à la Révolution.

 

Au Moyen Âge, bien des laïcs ayant la puissance politique et terrienne à une époque où la terre et les hommes qui la cultivent deviennent les seules richesses valables, donnent celles-ci aux abbayes pour des raisons diverses.

Les abbayes, de plus en plus riches, ajoutent à leur pouvoir spirituel le pouvoir temporel. Ainsi, en 1145, la duchesse Mathilde, veuve de Hugues II, duc de Bourgogne, donne à l'abbaye de Saint Étienne de Dijon (actuelle Chambre de commerce), les manses (exploitations paysannes) et les hommes qu'elle possède à Asnières (voir la sous-rubrique Affranchissement des biens, ci-dessus).

À partir du xiiie siècle, toute la paroisse d'Asnières devient possession des abbés de Saint-Étienne. Par un écrit en 1232, le duc Hugues IV, duc de Bourgogne, et sa femme, Yolande, vendent, par besoin d'argent et pour 3 000 livres, les terres, les vignes, les prés, les eaux, les étangs, le manoir, la justice haute et basse (toute forme de justice) d'Asnières aux abbés de Saint-Étienne. Il est dit, dans un autre texte de 1233, que les revenus de cette nouvelle possession des abbés serviront à faire une aumône de pain et de viande à tous les pauvres qui viendront à la porte du monastère de Dijon, le jour du Mardi gras. Asnières appartiendra au diocèse de Langres jusqu'en 1731, puis au diocèse de Dijon. Plus généralement, Asnières restera seigneurie de Saint Étienne jusqu'à la Révolution de 1789.

En 1793, Asnières fera partie du canton de Messigny qui appartient au district de Dijon.

Puis, en 1800-1801, Asnières est inclus dans le nouveau canton de Dijon Nord.

Asnières fait partie maintenant du canton de Fontaine-lès-Dijon.

 

 

Remarque importante

Le village d’Asnières compte, sous l’Ancien Régime, à côté du domaine seigneurial, des terres paysannes sur lesquelles le seigneur n’exerce que ses droits seigneuriaux, droits réduits au cours des ans. Les terres paysannes entrant dans le jeu des ventes et des héritages, semblent être de plus en plus entre les mains de Dijonnais qui paient comme propriétaires, le cens (impôt en argent) au seigneur et qui les font exploiter par les habitants. Ceux-ci sont donc des métayers ou vignerons pour autrui et généralement pauvres.

 

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LES GROTTES D'ASNIÈRES

 

Grottes ou carrières ?

 

Les grottes d'Asnières sont très connues.

 

Ce sont, en réalité, des carrières de pierre souterraines (lien ci-dessous). On en tirait une pierre de qualité : il s’agit d’un calcaire très fin, très blanc, à cassure très finement granulaire, homogène, d’aspect un peu crayeux.

grottes


Diaclases sur ciel de carrière d'Asnières
dans la grande grotte
(cliché Pierre Rat).

 

 

 

Sédiment de fond marin calme, c'est une boue chargée de petits fragments de coquilles et d’oolithes ayant évolué en un calcaire microcristallin (voir plan).

Âge : jurassique supérieur (Kimméridgien), 145 millions d’années (voir lien ci-dessous sur la pierre d'Asnières).

C’est une pierre facile à travailler, qui se prête très bien au sciage. Contenant de l’eau lorsqu’elle est extraite, elle doit être ressuiée pendant un an environ. Elle a été utilisée dès l’époque gallo-romaine : sarcophages, dalles de toitures (temple de Mithra, aux Bolards, à Nuits-Saint-Georges).

De ces carrières ont été extraits les éléments qui ont servi à construire plusieurs édifices de Dijon : flèche de Saint Philibert — dite construite par les fées —, tour de Saint Michel, une partie de Notre-Dame, la rotonde de la crypte, ainsi que les ogives et les portes hautes de la cathédrale Saint-Bénigne, la tour Saint Nicolas (rue J.-J. Rousseau), la tour Saint Pierre (rue Chabot-Charny), la tour Saint-André (rue de Tivoli), la Sainte Chapelle (malheureusement détruite), et de bien d'autres bâtiments… Beaucoup de Dijonnais l'ignorent, mais Asnières, par ses pierres, a grandement contribué à la construction et à l'embellissement de la capitale bourguignonne.

Claus Slüter (Haarlem, ≈1355 – Dijon, 1406), sculpteur français d'origine néerlandaise, principal représentant de l’École de Dijon et Ymaigier du duc Philippe le Hardi (xive-xve siècles) a utilisé cette pierre pour sculpter le portail de la Chartreuse de Champmol, le Puits de Moïse, le tombeau de Philippe II le Hardi.

En 1675, Jean Dubois sculpta aussi la pierre d’Asnières qui se conservait admirablement.

Bien sûr, l'église d'Asnières fut bâtie dans ce matériau.

On trouve aussi cette pierre, clairsemée, dans les murs des vieilles maisons du village.

 

(Renseignements fournis par Pierre Rat, professeur de géologie à l’université de Bourgogne, Sciences de la Terre, de 1962 à 1987).

 

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medaille

DES SOCIÉTÉS SECRÈTES DANS LES GROTTES D'ASNIÈRES...

 

Sous Napoléon III...

 

Les grottes eurent, au fil des années, des destinations diverses.

 

 

 

On a retrouvé une médaille datant de 1853, conservée dans le Médailler Guéneau d'Aumont, à la Bibliothèque municipale de Dijon.

D'un côté, un cœur percé d'un poignard avec la mention PRESIDENT BESOUL, entourée de la mention SOCIETE DEMOCRATIQUE DIJONNAISE GROTTES D'ASNIERES ; au revers, une chaîne dont les anneaux sont traversés, de distance en distance, de poignards. Une inscription apparaît : NOUS PERCERONS TOUS CEUX ENNEMIS.

 

Rappelons le contexte d'alors :

- 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte s'empare du pouvoir par un coup d'État.

- 2 décembre 1852, c'est la proclamation de l'Empire. Louis-Napoléon Bonaparte prend alors le nom de Napoléon III.

- Jusqu'en 1860, l'Empereur Napoléon III règne et gouverne seul, et ne souffre ni atteintes ni obstacles à l'exercice de la primauté impériale.

Le parti républicain semble écrasé par une sévère répression. Cependant, des sociétés secrètes se formeront dans toute la France, surtout dans le Midi.

Dans les grottes d'Asnières se réunissait la Société Démocratique Dijonnaise, sous la présidence du cordonnier Besoul, condamné par le tribunal correctionnel, fin 1853, à trois ans de prison, deux cents francs d’amende et cinq ans de privation de droits civils. Douze autres membres de cette société furent également condamnés à des peines diverses.

 

Une autre société, Les vrais vengeurs de la Démocratie, se réunissait également dans les grottes d'Asnières. Début 1854, un jugement condamne dix membres de cette société, dont un certain Ernest Besoul, frère du précédent. Parmi les condamnés, Louis Renucci, sera plus tard rédacteur du journal La Libre Pensée et du journal La Commune de Paris, en 1870, à Paris.

Les grottes servirent aussi de lieu de réunions de Carbonari, adeptes des idées libérales qui secouèrent l'Italie et eurent des répercussions surtout dans l'Europe occidentale du xixe siècle.

 

De 1880 à 1909, on développa sous terre la culture de champignons, activité plus paisible et moins révolutionnaire. L'Agricus edulis, à saveur et odeur très agréables, et à chair ferme, était très recherché par les gourmets. De 1898 à 1909, M. Cauchois fit fortune avec ses champignons et s'en alla à Paris. Moins rentable que dans la capitale, cette culture fut ensuite abandonnée.

 

Beaucoup plus tard, ces grottes creusées de main d'homme, ont tenté les modernes spéléologues, qui y organisèrent des excursions.

 

Ces carrières sont actuellement murées et ne sont plus visitables.

 

 

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ANNE LAMBLIN PARIZOT

 

Bienfaitrice de la commune...

 

 

Asniéroises et Asniérois, vous avez sûrement remarqué cette plaque discrètement apposée sur le mur d’une maison, derrière l’église ?

 

 

P1080196

 

 

Or, ce bienfaiteur était… une bienfaitrice.

 

Mais savez-vous qui elle était ?

   

DSC01156

La tombe d'Anne Lamblin Parisot
jusqu'à récemment.


Férue d’Histoire — de la grande et de la petite — j’avoue que cette inscription laconique, sans dates, a piqué ma curiosité.

• Qui était Madame Lamblin Parizot ? 
• Quand a-t-elle vécu ? 
• Et pourquoi une rue d’Asnières porte-t-elle son nom ? 
• Qu’a-t-elle fait ? 
• Et dans quelles circonstances ?

Quelques-unes de mes questions ont trouvé réponse dans les documents que j’ai consultés dans les archives de notre mairie et aux Archives départementales de la Côte-d’Or (rue Jeannin, à Dijon), dont certains documents, sachez-le, sont accessibles en ligne, aubaine pour tous ceux qui surfent sur le Net

 

Les personnes intéressées par la suite de l'histoire d'Anne Lamblin peuvent télécharger le document ci-dessous.

 

De nos jours encore, les incidences de son geste sont heureuses et bien tangibles. Le Conseil municipal de 1877 souhaitait, sauf « à se montrer indigne de ses bienfaits », que la place occupée par Anne Lamblin au cimetière lui « soit gratuitement et à perpétuité réservée ».

 

P1080207

 

   

Celui de 2008, soucieux de valoriser les faits historiques et de préserver les richesses architecturales d’Asnières, a décidé de faire restaurer la pierre tombale d’Anne Lamblin.

Il désire également faire connaître l’histoire de cette aimable personne et que son souvenir perdure dans l’esprit et dans le cœur de chacun des Asniérois.

 

La pierre tombale d'Anne Lamblin se dégradait de plus en plus. Elle vient d'être complètement restaurée et ce pour le 1er novembre 2012, fête de la Toussaint. L'épitaphe a été reprise quasiment mot pour mot, avec l'orthographe de l'époque.

 

Liens utiles

La pierre d'Asnières

Anne Lamblin Parisot

Description particulière du Dijonnois

 

 

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